Actualités : IL ESTIME QUE LA POLITIQUE ÉTRANGÈRE EST DE SON
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Actualités : IL ESTIME QUE LA POLITIQUE ÉTRANGÈRE EST DE SON
Actualités : IL ESTIME QUE LA POLITIQUE ÉTRANGÈRE EST DE SON RESSORT "EXCLUSIF"
Bouteflika désavoue Chérif Abbas
Sans surprise, les propos du ministre des Moudjahidine ont provoqué une crise entre Alger et Paris. Pour y mettre un terme, le chef de l’Etat s’est entretenu avec son homologue français. Bouteflika a expliqué à Sarkozy que les propos de Chérif Abbas n’engageaient que ce dernier et que la politique étrangère était de son ressort exclusif.
Sensible aux arguments de Bouteflika, Sarkozy maintient son déplacement à Alger et considère l’incident «clos». Au même moment, Saïd Abadou, le secrétaire général de l’ONM, soutient Chérif Abbas et abonde dans le même sens. Largement repris par les médias français, les propos antisémites du ministre algérien ont obligé Bouteflika à intervenir. Il l’a fait via un communiqué diffusé jeudi dernier par l’agence de presse officielle. Bouteflika y désavoue son ministre des Moudjahidine. «Constitutionnellement, la politique extérieure relève du domaine réservé du président de la République et de ses plénipotentiaires dont le ministre des Affaires étrangères en particulier. Elle est conduite directement par le président ou ses services compétents dûment mandatés. En dehors des positions exprimées par ces autorités, toute déclaration ou spéculation n'engagent que leurs auteurs ou ceux qui les publient», estime le président de la République qui ajoute que «par ailleurs, il n'est pas de nos traditions, ni dans notre interprétation du devoir de réserve qui incombe à tout responsable de l'Etat, de porter des jugements de valeur sur des hommes d'Etat étrangers ou de nous immiscer dans la politique intérieure des autres Etats, notamment lorsqu'il s'agit d'un pays ami avec lequel nous entretenons des relations multiples de coopération confiantes et mutuellement bénéfiques», a conclu le président algérien. Des explications données de vive voix au président français auquel Bouteflika a téléphoné jeudi. Accordant un entretien aux chaînes de télévision françaises TF1 et France 2, le président français a déclaré : «J'ai eu longuement le président Bouteflika au téléphone. Il m’a répété que les déclarations du ministre algérien des anciens combattants ne reflétaient en rien la position de l'Algérie. Je lui ai dit que je combattrai de toutes mes forces l'antisémitisme, l'islamophobie et toute forme de racisme. Je considère que l'incident est clos et j'irai en ami en Algérie». Au moment où Bouteflika tentait de minimiser l’impact du dérapage verbal du ministre des Moudjahidine, le secrétaire général de l’Organisation nationale des moudjahidine (ONM) s’est immiscé dans le débat, apportant son soutien «inconditionnel» au ministre des Moudjahidine. Abadou a fait mieux puisqu’il affirme que «Sarkozy n’est pas le bienvenu. Pour nous, il s’agit d’une simple visite protocolaire aux visées claires. Le président Bouteflika connaît très bien nos positions, nous ne sommes pas contre la société civile française mais notre position vis-à-vis de l’Etat français est claire». Auparavant, Chérif Abbas avait réagi via l’APS. Sans démentir les propos qui lui avaient été attribués, il estimait qu’il n’était pas responsable de l’interprétation faite par certains journaux. Il a déclaré avoir «appris avec beaucoup d'étonnement et de mécontentement certains propos qui m’ont été attribués », ajoutant : «Je ne peux assumer les spéculations irresponsables d'un quelconque journal sur un chef d'Etat ami, plus spécialement à la veille de sa visite en Algérie. Dans cet entretien, il n'a jamais été dans mon intention d'enfreindre le principe que respectent tous les responsables algériens et que m'impose mon obligation de réserve, celui de ne jamais porter atteinte à l'image d'un chef d'Etat étranger.» Les propos de Chérif Abbas publiés par El Khabar ne souffrent pourtant d’aucune ambiguïté. Il avait déclaré entre autres : «Je ne crois pas que les relations entre l'Algérie et la France soient fondées sur le principe d'égalité. Vous connaissez les origines du président de la France et vous savez quelles sont les parties qui l'ont amené au pouvoir. Ne savez-vous pas que les autorités israéliennes ont émis un timbre à son effigie en pleine campagne électorale présidentielle française ?»
N. I.
Source de cet article :
http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2007/12/01/article.php?sid=61560&cid=2
Bouteflika désavoue Chérif Abbas
Sans surprise, les propos du ministre des Moudjahidine ont provoqué une crise entre Alger et Paris. Pour y mettre un terme, le chef de l’Etat s’est entretenu avec son homologue français. Bouteflika a expliqué à Sarkozy que les propos de Chérif Abbas n’engageaient que ce dernier et que la politique étrangère était de son ressort exclusif.
Sensible aux arguments de Bouteflika, Sarkozy maintient son déplacement à Alger et considère l’incident «clos». Au même moment, Saïd Abadou, le secrétaire général de l’ONM, soutient Chérif Abbas et abonde dans le même sens. Largement repris par les médias français, les propos antisémites du ministre algérien ont obligé Bouteflika à intervenir. Il l’a fait via un communiqué diffusé jeudi dernier par l’agence de presse officielle. Bouteflika y désavoue son ministre des Moudjahidine. «Constitutionnellement, la politique extérieure relève du domaine réservé du président de la République et de ses plénipotentiaires dont le ministre des Affaires étrangères en particulier. Elle est conduite directement par le président ou ses services compétents dûment mandatés. En dehors des positions exprimées par ces autorités, toute déclaration ou spéculation n'engagent que leurs auteurs ou ceux qui les publient», estime le président de la République qui ajoute que «par ailleurs, il n'est pas de nos traditions, ni dans notre interprétation du devoir de réserve qui incombe à tout responsable de l'Etat, de porter des jugements de valeur sur des hommes d'Etat étrangers ou de nous immiscer dans la politique intérieure des autres Etats, notamment lorsqu'il s'agit d'un pays ami avec lequel nous entretenons des relations multiples de coopération confiantes et mutuellement bénéfiques», a conclu le président algérien. Des explications données de vive voix au président français auquel Bouteflika a téléphoné jeudi. Accordant un entretien aux chaînes de télévision françaises TF1 et France 2, le président français a déclaré : «J'ai eu longuement le président Bouteflika au téléphone. Il m’a répété que les déclarations du ministre algérien des anciens combattants ne reflétaient en rien la position de l'Algérie. Je lui ai dit que je combattrai de toutes mes forces l'antisémitisme, l'islamophobie et toute forme de racisme. Je considère que l'incident est clos et j'irai en ami en Algérie». Au moment où Bouteflika tentait de minimiser l’impact du dérapage verbal du ministre des Moudjahidine, le secrétaire général de l’Organisation nationale des moudjahidine (ONM) s’est immiscé dans le débat, apportant son soutien «inconditionnel» au ministre des Moudjahidine. Abadou a fait mieux puisqu’il affirme que «Sarkozy n’est pas le bienvenu. Pour nous, il s’agit d’une simple visite protocolaire aux visées claires. Le président Bouteflika connaît très bien nos positions, nous ne sommes pas contre la société civile française mais notre position vis-à-vis de l’Etat français est claire». Auparavant, Chérif Abbas avait réagi via l’APS. Sans démentir les propos qui lui avaient été attribués, il estimait qu’il n’était pas responsable de l’interprétation faite par certains journaux. Il a déclaré avoir «appris avec beaucoup d'étonnement et de mécontentement certains propos qui m’ont été attribués », ajoutant : «Je ne peux assumer les spéculations irresponsables d'un quelconque journal sur un chef d'Etat ami, plus spécialement à la veille de sa visite en Algérie. Dans cet entretien, il n'a jamais été dans mon intention d'enfreindre le principe que respectent tous les responsables algériens et que m'impose mon obligation de réserve, celui de ne jamais porter atteinte à l'image d'un chef d'Etat étranger.» Les propos de Chérif Abbas publiés par El Khabar ne souffrent pourtant d’aucune ambiguïté. Il avait déclaré entre autres : «Je ne crois pas que les relations entre l'Algérie et la France soient fondées sur le principe d'égalité. Vous connaissez les origines du président de la France et vous savez quelles sont les parties qui l'ont amené au pouvoir. Ne savez-vous pas que les autorités israéliennes ont émis un timbre à son effigie en pleine campagne électorale présidentielle française ?»
N. I.
Source de cet article :
http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2007/12/01/article.php?sid=61560&cid=2







